Le contexte localUne commune de coteaux, des toitures très différentes selon le quartier
Mont-Saint-Aignan domine Rouen par le nord, et ça se voit sur les toits. Beaucoup de maisons sont construites dans la pente, exposées au vent sur les hauteurs, entourées de jardins et d'arbres. La commune compte environ 20 000 habitants et six quartiers qui n'ont presque rien en commun côté construction. Avant de parler matériaux ou de budget, nous regardons donc dans quel quartier se trouve la maison.
Au Village, on rencontre des maisons en brique, des constructions à colombages, de vieilles bâtisses et quelques maisons plus récentes glissées entre les deux. Les couvertures sont le plus souvent en ardoise ou en tuile plate, avec des lucarnes, des pignons et des raccords repris plusieurs fois au fil des années. Sur ce genre de toit, la fuite n'est presque jamais à l'endroit où l'eau apparaît dans la pièce. Il faut chercher, et c'est du temps que nous prenons avant de parler de prix.
À Saint-André, entre Mont-Saint-Aignan et Rouen, ce sont surtout des maisons de ville du début du XXe siècle, en brique et en silex, souvent accolées les unes aux autres. La couverture est en ardoise, avec de la zinguerie qui court entre les maisons : noues, chéneaux, solins. Quand l'un de ces éléments lâche, le problème touche parfois deux habitations. Nous préférons vous le dire dès le diagnostic, pour que vous sachiez à qui parler avant de lancer les travaux.
Le plateau, avec le campus et ses ensembles construits dans les années 1960, est un autre univers : toits plats, toits-terrasses, étanchéité à suivre. Vers Vatine-Bulins, ce sont surtout des locaux d'activités, avec des toitures plates qui demandent un contrôle régulier. Ces chantiers n'ont rien à voir avec la réfection d'une couverture en ardoise, et nous ne les abordons pas de la même façon.
Dernier point, le climat de la commune. Les jardins arborés et les espaces boisés gardent les toitures humides plus longtemps, d'où des mousses, des lichens et des gouttières pleines de feuilles : c'est la demande qui revient le plus. Sur les hauteurs, c'est l'inverse, le vent prend le dessus. Faîtières, rives et ardoises de bord sont les premières à céder.